Quelque chose qui ressemble à une biographie
Mariée (au siècle dernier).
Indigène, née dans le Lot de parents indigènes.
Réussite aux concours de l’Éducation nationale.
Envie d’écrire (d’abord pour moi, puis pour être lue).
Indispensable : le livre sur une île déserte et partout ailleurs (pourquoi pas
Cent ans de solitude ?)
Lueur d’espoir d’être publiée.
Librairie : celle d’Ancud, île de Chiloé, Chili, où la libraire en jupe fleurie
semble avoir traversé le temps et les années de dictature.
Enseignement qui me vole le temps et l’énergie que je voudrais
pour l’écriture.
Afrique : Algérie puis Sénégal, 10 ans à l’école de l’acceptation
de la différence.
Retour en 1986 sur le territoire national, dans le lourd terroir beauceron.
Pages blanches d’une autre vie qui reste à écrire.
Amérindiens, peuples piétinés et spoliés. Que seraient-ils aujourd’hui
si l’histoire avait été autre ?
Irremplaçable, le stylo et le papier, liés depuis l’enfance à l’écriture.
Littérature latino-américaine qui nourrit mes récits.
Langues, d’ici ou d’ailleurs qui n’ont plus de secrets ou qui les gardent
intacts, je les aime toutes.
Apprivoiser les mots, leur imposer un agencement et qu’ils restent
prisonniers des points.
Née vers le milieu du siècle dernier, sous la présidence de Vincent Auriol.
Ça ne vous dit pas grand-chose ? Moi non plus !
G’é pas d’idée, cette lettre ne me revient pas, c’est celle de gérer, guerre,
gendarme et génuflexion.
ECRIVAIN… le mot m’a toujours fait rêver / me fait toujours rêver.





